Qatar – Sénégal: l’Etat et ses mercenaires et/ou Ceddo en cravates !

Faut-il en rire ou en pleurer ?
HuffpoUne interview récente du professeur Ibrahima Thioub qui soutenait, « qu’Il y a un besoin de révolution culturelle en profondeur de notre rapport au pouvoir» (Sud Quotidien 03/03/14); et où l’historien concluait que « la lutte contre les pratiques ceddo, les cultures de prédation, passe par les luttes populaires informées par une critique intellectuelle capable de mobiliser les citoyens », avait occasionné un débat sur le web.
Ladite interview (par rapport aux interventions) aurait pu contribuer à l’enrichissement de la réflexion relative à nos institutions traditionnelles liées au système Ceddo. On a néanmoins constaté que la « Réponse d’un Tiédo : Professeur d’histoires Thioub, pourquoi nous insultez-vous ? » de monsieur Ibou Fall (dans la presse ?) y participa médiocrement. Et pour l’unique et simple raison qu’il a fini par personnaliser le débat:

Il vous a suffi de vous accaparer d’un titre prestigieux pour le simple droit de déblatérer dans les médias en veillant à présenter votre côté le plus photogénique aux caméras.

Dommage !
Or, quand nous voyons ce qui se passe actuellement au Sénégal, nous sommes bien d’avis que le professeur Ibrahima Thioub dont la pensée a été ainsi résumée n’est pas dans l’erreur:

L’assimilation du pouvoir à un moyen de captation des biens publics à des fins personnelles et familiales est une idée qui traverse de part en part la société sénégalaise. Désertant son rôle nourricier pour celui de la violence et de la prédation, l’Etat compromet ainsi toute politique de développement.

En effet, de quoi s’agit-il dans notre propos…
Alors que le monde « civilisé » fait le bilan des travailleurs immigrants réduits en esclavages et qui meurent en grand nombre au Qatar, l’Etat du Sénégal vient vicieusement nous parler de coopération entre le Qatar et le Sénégal en nous révélant que les représentants du peuple l’autorise à envoyer les Sénégalais là-bas au Qatar.

Mes cher/es ami/es,
Fermez un instant les yeux et pensez aux esclaves d’Amérique et imaginez que ce sont les Ceddo sous le commandement d’autres institutions (c’est mon interprétation du rôle des Ceddo) qui allaient prendre d’autres Africains pour les envoyer aux Amériques ( bien évidemment au nom de la coopération fruit de la connexion atlantique selon les termes du professeur Abdoulaye Ly).

Et quand vous les ouvrirez, dites vous bien que ce ne sont plus des Ceddo traditionnels que vous avez, mais des Ceddo en cravates et peut-être même pour mieux internationaliser le Ceddo, disons-nous que nos gouvernants sont aussi des Mercenaires en cravates !
Conséquemment, nous restons convaincu, et ce malgré notre petite expérience, que ce ne sont pas des sages femmes et autres diplômés sénégalais que le Qatar a besoin…
Pendant qu’on y est, parlez-nous des Négresses adorées pour leur chaleur ou des Eunuques et autres Abdi Al Bukari que l’Etat du Sénégal enverra à travers les nouvelles routes transsahariennes.

Et de qui se moque-t-on finalement!?

Nous parlions de crétinisation du peuple, en voici une autre preuve encore !

Yeep fire !

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