‘La donne Akhummanding’ ou la décentralisation par dévolution en Casamance

«’La donne Akhummanding*’, concept opératoire pour l’Acte III de la décentralisation en Casamance »

Le comité national de pilotage de la réforme de la décentralisation du Sénégal, dite Acte III de la Décentralisation, dans ses propositions pour la formulation d’une cohérence territoriale rénovée de juillet 2013 établit le fait que « la région de la Casamance Naturelle sera le pôle pilote pour l’application de la réforme ». Elle fait savoir expressément que la « Casamance est un territoire en conflit depuis quelques années qui exige une approche spécifique ».
L’admission de cette vérité, c’est-à-dire la spécificité connue de tradition de la Casamance avec comme enjeu principal « une meilleure intégration de cette région dans l’espace national et l’affirmation de sa position géostratégique dans un ensemble sous régional plus vaste », a toujours existé. Anciennement, le pouvoir colonial reconnaissait le caractère vaniteux des systèmes politiques adventifs qui ne prenaient pas en compte les réalités locales en relevant que « de nombreuses tentatives ont été vainement faites dans le passé, et seront sans doute essayées dans l’avenir, pour trouver à cette adaptation administrative de la Casamance par rapport au Sénégal, une formule meilleure, serrant de plus près encore la réalité socio-culturelle du pays ».
Paru dans scoop de zig le 06/01/2014
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*Akhummanding: c’est ainsi qu’il faut l’orthographier.

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