Non à l’écologie rizièricide…

Mangrove contre rizière en Casamance : A propos d’une écologie «rizièricide»

Faut-il remercier M. Haïdar El Ali pour le travail écologique qu’il abat en Casamance ou le renvoyer à l’équation de sa méconnaissance des traditions ajamaat qui résulte en une politique qui fait violence à cette civilisation du riz ?
Cette interrogation, nous la limitons dans le cadre strict du vœu de monsieur Haiïdar de reboiser la mangrove au Sénégal et pour lequel il a mobilisé ses concitoyens qu’il a fini de convaincre à l’idée des bienfaits écologiques et des avantages économiques de cet écosystème menacé.
Certes, la tâche de M. Haïdar El Ali est assez noble quand il s’agit de sensibiliser les populations sur la nécessité de vivre en harmonie avec la nature, l’importance du respect de l’environnement et de lutter contre les déséquilibres engendrés par l’homme, en particulier dans la mangrove. Mais la dynamique de replantage de palétuviers telle qu’insufflée en Casamance (sud du Sénégal) est réprouvable pour tout défenseur des pratiques et connaissances traditionnelles.
Par connaissances et pratiques traditionnelles, nous voulons parler d’un domaine qui comporte de nombreux éléments tels que les savoirs écologiques traditionnels, et entre autres, les savoirs relatifs à la flore et la faune locales.

Paru dans lequotidien du 14 septemre 2013 (voir la suite)
Accessible en ligne

Publicités
Galerie | Cet article a été publié dans Cultures & civilisations, Senegambiana. Ajoutez ce permalien à vos favoris.