Sénégal : l’intellectualisme politique au chevet du volontarisme ?

Je suis en colère contre une poignée de gens qui exploitent la naïveté de la jeunesse sénégalaise, ma génération si attirée par les idéologies venues d’ailleurs. Que veulent-ils ces gens-là, les politiques qui nous manipulent ?

Tout sauf la souveraineté des Peuples Sénégalais…
En effet, il y a un projet politique qui domine actuellement au Sénégal. Alors qu’on est en pleine campagne électorale pour les élections présidentielles du 26 février 2012 où chaque candidat devrait se présenter devant le peuple ; certains candidats ont refusé d’offrir un programme politique alternatif aux Sénégalais sur comment ils comptent améliorer leurs conditions de vie.

Contradiction quand tu nous tiens !

Ces candidats à la présidentielle ont bel et bien un projet politique : demander le départ d’une personne, le président Abdoulaye Wade quitte à mettre à genoux la stabilité du pays.
Qui sont-ils ces adversaires de notre souveraineté ?

Ce sont souvent des gens qui ont l’habitude de fréquenter la communauté internationale spécialisée dans l’ingérence, l’entrave de la souveraineté des peuples au nom de principes humanitaires en créant des conditions où ils peuvent les utiliser. Nous constatons qu’au Sénégal, les rassemblements politiques se transforment en violence où l’Etat se retrouve piégé pour cas « d’excès » d’usage de son monopole de répression.

N’est-ce pas étonnant que certains néo-politiciens choisissent la capitale sénégalaise pour y mener des meetings politiques au lieu de sillonner comme tout le monde le Pays ?

N’est-ce pas signe indicateur que ces mêmes candidats qui croient que le Sénégal se limite à Dakar la capitale « embed » durant leurs soit-disant meetings politiques des membres de la « néo-société civile » celle-là même qui revendique des élections présidentielles sans Abdoulaye Wade, la révolution quoi ?

Ces gens-là, ont trop regardé ce qui se passe ailleurs au détriment de la réalité sénégalaise. Ils sont en train de consulter le livre de la politique impérialiste en se détournant de la vérité qui fonde la souveraineté sénégalaise. C’est alors qu’ils concoctent la situation permettant de dire :

Voici que l’Harmattan, ce vent très chaud et extrêmement sec d’Afrique, qui souffle du Sahara méridional vers l’ouest, souffle comme une révolution aux portes du Sénégal après un printemps arabe (sous les bombes de l’OTAN) qui a fini de plonger la Libye dans le « Sous – sous – développement » et la division tribale.

En plus, comme cela avait été fait avec la collaboration de Monsieur Abdoulaye Wade, de la Côte d’Ivoire (contre Gbagbo) à la Libye (contre Mouammar Kadhafi), des intellectuels Sénégalais sont en train de faire payer au vieux candidat (ô vieillesse ennemi) les conséquences de ses turpitudes diplomatiques.

Certes Wade mérite ce qui lui arrive.
Mais nous sommes au regret de dire qu’il ne faut pas confondre la réalité sénégalaise à celle des Pays Arabes. Le Sénégal n’a d’autre richesse sauf celle des idées – qu’elles soient issues d’une assimilation d’un ancêtre « Séné-Gaulois » où « Semito-Ndiadiane Ndiaye » -; ce qui fait que depuis qu’on y parle de droits de citoyens, la violence politique a toujours existé le temps d’une campagne électorale mais sans jamais aller jusqu’à plonger le pays dans une guerre civile.

Les Républicains, au rang desquels je place des hommes comme, Dieng Ousmane Tanor (c’est une certitude Tanor sait ce que c’est et agit en républicain), Niasse Moustapha, toute l’élite issue du Parti Socialiste de Senghor, le savent et cultivent l’esprit d’un intellectualisme politique sans jamais aller jusqu’à prôner le volontarisme politique. Ont-ils changé entre temps ?

Nous ne le croyons pas pour avoir eu la chance de fréquenter des hommes comme Robert Sagna ce natif de la région sud qui fait de la politique tout en gardant une certaine éthique qui colle trop à sa culture Ajamaat. Ce n’est pas un homme à user de la violence pour s’acquérir un certain pouvoir et parce qu’il est encore sur le champ politique aux côtés de Moustapha Niasse, ceci nous laisse croire donc que l’intellectualisme politique est encore en vie avec une dose de morale telle qu’on pourrait la retrouver chez des hommes comme ceux que nous venons de citer qui sont à l’opposer de ceux qui ont dans le régime libéral de Wade qui a toujours opté pour la violence afin d’arriver à ses fins quand il était dans l’opposition.

Le danger au Sénégal, ne viendra certainement pas de ces hommes-là de l’école socialiste. Mais, hormis le cercle des parricidaires, de certains candidats « de la société civile » qui comptent plus sur la communauté internationale pour s’imposer en créant le chaos total.
Ce sont des nihilistes qui n’hésiteront pourtant pas à exploiter la fibre confrérique afin de faire réagir les chefs religieux qui constituent la vraie société civile sénégalaise.
Les récents événements en rapport avec le jet d’une grenade dans une mosquée en est la preuve.

Posons-nous un instant la question de savoir, de quelle confrérie est l’agent des forces de l’ordre auteur de ce geste malheureux.
A supposer qu’il soit de confession chrétienne, quelle serait la réaction si le pouvoir en place décider lui-aussi de verser dans le machiavélisme?
Suivez mon regard… a-t-on oublié qu’il y a déjà un précédent de violation des lieux de cultes du christianisme au Sénégal ?
Et s’il était un fils de la Casamance par exemple et qu’il croit plus aux traditions culturelles du sud plus que toute autre religion imposée, a-t-on oublié que les lieux considérés comme sacrés en Casamance ont été violés au nom de la chasse au rebelle du MFDC ?
Et combien de mosquées et de lieux de cultes ont subi la loi de l’ordre républicain ou des conséquences de révoltes au Sénégal sans que personne ne réagisse comme on le fait actuellement à travers radios et journaux juste pour satisfaire une logique anti-wade ?
N’est-ce pas que le risque que vous prenez ici, c’est d’ouvrir grandement la boite de pandore messieurs?

Bref, Wade on pouvait le battre aux urnes en s’unissant. Nous l’avions préconisé depuis 2005, mais nous n’avions jamais été entendu croyant que c’était une solution innocente. Et sur ce site, nous n’avions cessé d’imaginer des solutions pour sauver l’opposition légitime, le partage des responsabilités Président – Vice président… mais nada!

Or, la tactique actuelle est très complexe pour ne pas dire qu’elle est suicidaire. Car il y a deux oppositions, voire trois au Sénégal, « l’opposition parricidaire » issue du parti au pouvoir et l’opposition légitime à côté de laquelle on retrouve les mouvements politiques de la société civile qu’on ne sait pas exactement où les mettre…

Good to know: Obassanjo, émissaire de Ouattara au Sénégal au nom de la CEDEAO

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