Génocide rwandais: Coup dur pour la « négrolophobie » négationniste

Les négrologues n’ont rien à envier aux négrophobes avec leur(s) «hypothèse monstrueuse» sur l’Afrique, pour reprendre le « plus » primé d’entre eux, j’ai nommé Stephen Smith.

Il faut le souligner, les grands spécialistes de l’Afrique ne sont que des affabulateurs qui permettent à d’autres spécialistes en chambre de nourrir leurs honteuses thématiques sur l’homme africain pour être ensuite complaisamment récompensés pour leurs clichés hors de tout contexte historique sur le continent africain.

D’ailleurs ce qu’on ne dit pas souvent, c’est qu’il y a eu toujours en occident un département populaire et populiste interdisciplinaire de l’Afrique où l’on retrouve des gens qui ne connaissent rien de l’Afrique sinon ce qu’en révèle une certaine presse dont le contenu journalistique sur ce qui s’y passe est connu d’avance.

Ainsi, nos spécialistes pour mieux vendre leurs bla bla sont-ils obligés de fournir une littérature qui nourrit les poncifs éternellement maintenu par les journalistes.

Il ne sert à rien de connaître l’Afrique, il suffit de lire la presse ou visiter quelques lieux touristiques, de passer quelques semaines de stages dans un pays soit-il post-communiste, post-apartheid et on ne sait quoi d’autres; pour s’élever en grand connaisseur du continent tout entier.

On voit donc que c’est avec une fâcheuse simplicité qu’on a tenu à démontrer « journalistiquement » par exemple que le « génocide rwandais » est un « génocide inter-rwandais, inter-africain » pour empêcher de voir les vrais commanditaires de ces atrocités.

Mais qui ne sait pas que ces supposés africains auto-destructeurs qui plongent dans leur propre « merde » (sorry) ne sont que de piètres suppôts, des mercenaires à la solde de l’impérialisme qui a inventé de toutes pièces les ethnies sur le continent ?

Si si si, la notion d’ethnie est inventée par l’impérialisme occidental. Or, quand une certaine justice française s’empresse d’accuser les rebelles Tutsis du Front patriotique rwandais d’être la cause principale du génocide aux conséquences désastreuses pour leur propre groupe « pseudo-ethnique », on se pose la question si elle se demande comment est arrivée et où réside la différenciation ethnique entre Tutsi et Hutu ?

Autant de raccourcis de spécialistes qui confortent l’analyse selon laquelle, les tenants de la thèse d’un conflit inter-ethnique, « basculaient vite dans un négationnisme plus simpliste »; c’est-à-dire que « si les Tutsis avaient tiré, ce n’était donc pas un génocide «préparé», ni même «planifié». Une façon à peine subliminale de ne pas voir de génocide du tout… » (Libération 11/01/2012).

Mais pour quelle raison, juges, journalistes, officiers de l’armée française et autres négrologues – négrophobes qui font vivre le monde de la négrolophobie ont-ils très tôt préféré occuper le terrain de la connaissance historique en s’érigeant en tenant de la vérité alors même qu’ils étaient conscients qu’ils versaient dans le négationnisme du génocide rwandais dès le début ?

à lire:
Rwanda, la preuve d’un génocide planifié
Contrairement au juge Bruguière qui accusait les Tutsis, le rapport balistique présenté hier attribue aux Hutus extrémistes l’attentat contre le président hutu Habyarimana en 1994, point de départ des massacres.
Par Maria Malagardis

Il y a des experts, des journalistes et des responsables français qui, hier soir, ont dû se sentir mal à l’aise : en affirmant sans aucun doute possible que les tirs qui ont abattu l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 provenaient du camp de sa propre garde présidentielle, le camp de Kanombé, l’équipe des techniciens mandatés par le juge antiterroriste Marc Trévidic pour établir un rapport balistique sur cet attentat, ont indirectement désigné les extrémistes hutus comme responsables de l’événement déclencheur du génocide des Tutsis. Car si l’attentat n’a jamais été la cause d’une sanglante épuration ethnique annoncée et préparée dès 1991, la mort du chef de l’Etat hutu a bien donné le signal des massacres qui en trois mois feront plus de 800 000 morts.

la suite…. sur libération

Revue de presse africaine – A la Une : le nouveau rapport sur le Rwanda
Par Frédéric Couteau – RFI

Un nouveau rapport d’expertise mené par la justice française qui dédouane le camp du président Kagame dans l’affaire de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana en 1994. L’expertise affirme en effet que le missile qui a abattu l’avion a été tiré d’un camp militaire loyaliste et non pas de positions rebelles… Il s’agit là d’un véritable coup de tonnerre. Jusque là, la justice française accusait l’entourage de l’actuel président rwandais… Ce revirement est salué ce matin par la presse rwandaise, notamment par le quotidien The New Times, qui met en avant les déclarations de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo : « les résultats de cette enquête confirment la position de longue date du Rwanda sur les circonstances entourant les événements du mois d’avril 1994, affirme-t-elle. Les juges français ont claqué la porte sur une campagne de 17 ans, qui consistait à nier le génocide ou à blâmer les victimes. Il est désormais clair pour tous, poursuit la ministre, que l’attentat contre l’avion était un coup d’Etat menée par des éléments hutus extrémistes et leurs conseillers qui contrôlaient camp de Kanombe. »
The New Times insiste également sur la satisfaction des associations de victimes du génocide. Et le quotidien rwandais souligne par ailleurs que « les conclusions du rapport français confirment les résultats en 2009 d’un comité indépendant d’experts. Ce comité, dirigée par le juge Jean Mutsinzi, avait recueilli et analysé à partir de 2007, rappelle le journal, des milliers de documents et interviewé près de 600témoins. Et il avait conclu également que l’assassinat d’Habyarimana était l’œuvre d’extrémistes hutus. Ceux-ci estimaient que pour torpiller les accords d’Arusha, les accords de partage du pouvoir, il fallait tuer leur propre chef. »

Une montagne a bougé…
Les réactions dans la presse du continent… Pour le quotidien togolais Liberté, « la lumière vient de jaillir. (…) Maintenant que la provenance des deux tirs de missile est connue grâce à l’expertise, cela permettra aux ennemis de Kagame, du moins à ceux qui lui avaient toujours attribué la paternité de ce double assassinat de chefs d’Etat, de mettre de l’eau dans leur vin pour ensemble reconstruire le pays des mille collines. Faut-il le rappeler, poursuit Liberté, en novembre 2006, le juge Bruguière avait émis neuf mandats d’arrêt contre certaines personnalités proches de Paul Kagame, accusées d’avoir programmé l’attentat. Il n’en avait pas fallu davantage pour provoquer la rupture des relations diplomatiques entre Kigali et Paris. Cette rupture durera trois ans. » Et le quotidien togolais de conclure : « les conclusions auxquelles sont parvenus les experts balistiques, si elles sont vraiment sincères, ne peuvent donc qu’être saluées. »

Commentaire du Républicain au Mali : « seules les montagnes ne bougent pas : le dernier épisode du feuilleton Kagame-Bruguière fait d’abord mentir ce vieux dicton africain. Ensuite, il couvre le juge anti-terroriste d’une disgrâce qui n’a d’égale mesure que l’obsession du magistrat français à prouver à la face du monde que le Paul Kagame chouchouté par la communauté internationale n’est autre qu’un cynique calculateur qui a conduit son ethnie à la boucherie pour assouvir sa seule soif de pouvoir. »
Pour le quotidien malien, désormais, « le rapport du collège des experts français, présumés crédibles, consolide l’axe Paris-Kigali. Sarkozy pourrait alors se congratuler d’avoir réussi ce que n’avait pu faire ni Mitterrand ni Chirac avant lui. Et Paul Kagamé, lui, de regagner en fréquentabilité. Les palais du monde ne le recevaient en grande pompe sans l’imaginer, le soir du 6 avril 94, dans les derniers réglages du missile qui a abattu l’avion de Juvénal Habyarimana. Happy end donc pour Kigali ? », s’interroge Le Républicain. Oui, répond-il. « Indiscutablement, Kagamé peut mieux respirer depuis hier. »

Irréfutable ?
Et puis beaucoup de réactions également dans la presse française ce matin. Avec, entre autres, Libération qui consacre son dossier d’ouverture à l’affaire, avec ce titre « génocide rwandais : irréfutable. »
Libération qui précise : « le rapport du juge Trévidic confirme que l’avion du président Habyarimana a été abattu par des extrémistes hutus. Et pulvérise, après 18 ans, les thèses négationnistes. »
Commentaire du journal : « le rapport rendu public hier par le magistrat Marc Trévidic vient enfin restaurer l’honneur d’une justice française qui refuse cette fois de plier face à la trop commode raison d’Etat brandie par des responsables politiques de gauche comme de droite, cohabitation Balladur-Mitterrand oblige. Même partielles, les conclusions du rapport permettent désormais de considérer l’attentat du 6 avril 1994 comme le lancement d’un génocide minutieusement préparé, sous l’œil attentif de Paris. Cette vérité-là, conclut Libération, est désormais un fait historique. »

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