Histoire authentique de la Casamance – Au nom de la Génération Adjuvants ’80 en Casamance

Histoire authentique de la Casamance– Le Pays Ajamaat, Influences adventives, entraves des institutions traditionnelles et manifestation de l’état dans la Colonie Française du Sénégal, c.-1500 – c.1947

Cette réflexion de 300 pages +, ne porte pas sur une seule problématique ou thématique, si vous voulez . On a tellement écrit sur la Casamance… et c’est fort de cette bibliographie que nous (plus loin Je) tenions après deux années d’enquêtes sur nos propres traditions, deux années de mise en question de nos certitudes construites pendant les 26 ans que nous avions vécus auprès de nos peuples, à proposer singulièrement aux Casamançais une nouvelle perspective de leur histoire authentique.

Authentique parce que pour une fois, elle n’est pas le fruit d’une absolue interprétation de l’archive coloniale ou d’une approximative analyse tirée du griotisme mystificateur, deux sources qui participent à l’écriture d’un certain passé du Pays Ajamaat.

Qui dit Pays Ajamaat sous-entend l’existence d’une identité Ajamaat. En effet, la question des identités est ici traitée en profondeur, d’où proviennent les exonymes et endonymes Diola, Baynunk, Baçuki…par exemple ? Comment une même société a-t-elle pu être transformée en plusieurs pseudo-ethnies ?

J’ai essayé de détruire l’ethnologie racialiste du 19e siècle très prisée par nos spécialistes de la Casamance afin de répondre à la question très politisée de l’antériorité ethnique et du peuplement dans le Pays Ajamaat par le biais des sciences comme le paléenvironnement, je préfère même dire tout court l’anthropologie du riz.

Le lecteur verra comment j’utilise le mythe du riz dans le Pays Ajamaat et les études existantes sur le développement de la variété africaine (oriza glaberrima ou riz de Casamance comme le spécifient certains) il y a des milliers d’années avant l’ère chrétienne, pour démontrer que les riziculteurs du Pays Ajamaat étaient les plus anciens habitants de cette région qui englobe le Sine-Saloum, la Gambie, la Casamance, le Rio Cacheu, le Rio Cacine et au-delà…

Or, l’Islam allait constituer le premier ferment de transformation de leurs institutions… Puis, ce fut au monde atlantique de consolider l’apparition de nouvelles Tribus qui fuyaient soit l’islamisation ou qui adoptèrent le modèle atlantique…

Cet ouvrage qui a pour sous-titre: Le Pays Ajamaat, Influences adventives, entraves des institutions traditionnelles et manifestation de l’état dans la Colonie Française du Sénégal, c.-1500 – c.1947 , 

Revient sans complaisance sur l’histoire de la présence coloniale, offre une réponse à la problématique de la colonisation positive et comment les rapports heurtés entre le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et les régimes politiques de la République du Sénégal actualisent cette question de la colonisation positive critiquée ailleurs mais naïvement acceptée en Afrique même.

Ou plus précisément, l’Histoire authentique de la Casamance propose une interprétation des traités signés entre la France et les peuples de la Casamance, soulève pour mieux le résoudre un débat lâchement occulté par les élites de la région casamançaise.

J’ai grandi dans la crise dite casamançaise, je suis de cette génération des années 1980, adjuvants d’une cause dont l’histoire est gardée inconnue et où les malheurs des peuples de la sous-région ne servent qu’aux intrigants. On a plus parlé du MFDC mais peu de la résistance séculaire des peuples de la Casamance.

C’est quoi le MFDC sans le passé de résistants dont l’histoire est cachée comme si on interdisait à une frange de la population de connaître la vérité sur leurs ancêtres réfractaires au système colonial ? Combien de jeunes nés en Casamance peuvent vous expliquer les fondements historiques du conflit casamançais ?

Je  ne prétends pas apporter la réponse définitive dans cette réflexion. Néanmoins, celui qui aura ce livre dans sa bibliothèque pourra très souvent l’ouvrir pour y découvrir si de manière juridique ou historique on peut soutenir l’idée que la Colonie française du Sénégal avait le même destin que le District de Casamance. Tout le jargon colonialiste est ici étudié afin d’apporter les réponses qu’il faut.

Quel est le contrat qui lie le colonisateur et les populations de la Casamance  et en quels termes cela est-il établi?

Au nom de la souveraineté des peuples peut-on valider les théories du colonisateur au détriment des institutions africaines anciennes telles qu’elles furent défendues par les Peuples de la Casamance ?

Et encore une fois, j’ai comme nous tous suivi avec intérêt le débat sur la colonisation positive et surtout le discours de Dakar du Président Nicolas Sarkozy.
Et j’ose avancer l’idée assez révélatrice que:

il y a colonisation positive si l’on admet que le colon a uni le Sénégal et la Casamance avec la Gambie au milieu;

il y a lieu de critiquer la colonisation positive ou pas si l’on établit comment le colonisateur a détruit les institutions traditionnelles en créant une situation néfaste, la balkanisation du Pays Ajamaat par exemple avec le façonnage d’un territoire lié à la Colonie française du Sénégal entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Comment résoudre donc cette problématique de la souveraineté de nos peuples de manière panafricaine ?

Je crois en l’unité africaine.
Mais, je ne prône pas une unité africaine par le haut, celle-là construite dans les décombres des structures impérialistes.

Je reste convaincu qu’il faut une Union Africaine qui accepte les volontés des peuples, leurs souverainetés d’abord;
c’est après et uniquement après que tous les peuples auront pris pleine conscience de leurs identités qu’on pourrait aller vers la construction de cet ensemble où toutes les sociétés d’Afrique auront appris à se connaître et à se respecter dans leurs différences supposées.

Tout ceci m’a amené à écrire une Postface qui reprend une lettre ouverte que j’avais adressée aux hommes politiques d’Afrique utilisés pour des actions d’entraves des institutions dans des Républiques frères et, plus particulièrement, ceux du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau au lendemain de la visite du Président sénégalais monsieur Abdoulaye Wade à Benghazi (Libye).

A mon niveau, c’était intolérable qu’un président d’une République africaine serve de « garde noire », d’Abid Al bukari en ce siècle. Et je tenais à le faire savoir en fermant les pages historiques de ce livre sur la Casamance où l’on dénote facilement les sujets qui m’intéressent dans mes recherches.

Les questions relatives aux institutions anciennes en contact avec les systèmes adventifs sous la problématique de la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière, les questions mémorielles dans et depuis l’approche culturelle du Président L.S. Senghor (Négritude, Cabinet des affaires culturelles, archives culturelles, FESMAN…) sont mes champs de recherche.

Dès lors, le mercenariat, que ce soit en cravates ou en chéchia rouge à l’image du « tirailleur sénégalais » et autres laptots d’antan qui participèrent par des actions rémunératrices à l’oeuvre de destruction des institutions africaines, aucun Casamançais qui connaît et respecte l’histoire de ses ancêtres ne saurait le tolérer.

La postface me servait alors de tribune pour renvoyer l’homme politique sénégalais à l’équation de sa turpitude diplomatico-néo-impérialiste.
Homme politique sénégalais, as-tu oublié la poutre de ton oeil? N’es-tu pas en train de redynamiser les erreurs de tes ancêtres qui furent manipulés et utilisés dans le crime contre l’humanité qui est l’esclavage et la traite négrière ?

En outre, à la veille des élections dans notre sous-région et la menace des chefs de guerre qui se cachent derrière l’habit de présidents de Républiques africaines, je tenais à introduire un texte d’avertissement qui s’adresse directement à ces politiciens qui aiment galvauder les notions vaseuses héritées du colonisateur.

J’espère qu’ils liront ce travail qui ne sera pas gratuit pour eux.
Ils en feront tout ce qu’ils veulent mais ils ne pourront plus nous mentir sur la Casamance !

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