Elections en 2014 ? Constitution 1963, Constitution 2001 la re/election de Wade dans l’esprit de deux constitutions… les offs

Constitution
«Njomboor» ne voulait pas faire plus de deux mandats, lors de la rédaction de la Constitution du 22 janvier 2001. C’est ce qu’a affirmé Mohamadou Mounirou Sy, constitutionnaliste et enseignant à l’Université de Thiès qui a fait partie du Comité de rédaction de ladite Charte.
Selon l’Aps, le juriste a déclaré que «la question de la candidature du président de la République à l’élection de 2012 n’est pas une question politique, mais une question de droit».
La Constitution réglemente «non seulement le mandat de tous les élus», mais aussi «leur durée» et le «nombre de mandats». D’après le juriste, après avoir «constaté» qu’Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor avaient «chacun fait 20 ans au pouvoir», il fallait «éviter», avec la Constitution de 2001, «qu’un président ne soit au pouvoir pendant longtemps».

Constitution (bis)
Il fallait donc, dit-il, que la durée des mandats soit réduite de cinq à sept ans et que le mandat soit renouvelable une fois.
«C’est ça l’esprit de la Constitution», a précisé le constitutionnaliste, avant d’ajouter : «Quand on a proposé ça au président de la République, il a dit : ‘Comment vous allez faire pour mentionner dans la Constitution la rétroactivité de mon mandat».
«(Njomboor) ne voulant pas de deux mandats», il souhaitait qu’«on intègre le mandat en cours comme étant un mandat qui fait partie du décompte».
«Il a dit lui-même qu’il passe la main : signé et tamponné président de la République. C’est ça l’esprit de la Constitution. Il n’est pas lui pour plus de 14 ans (2 mandats de 7 ans). C’était ça qu’il voulait et c’était ça l’esprit de l’article 27 de la Constitution».

Constitution (fin)
«On a dit non seulement qu’une loi ne peut pas être rétroactive, il est élu en 2000, le mandat a commencé à courir, il faut qu’il finisse ses 7 ans en vertu de la loi ancienne. Mais là, l’article 27 de la Constitution de 2001 ne commencera à courir au niveau du mandat qu’en 2007», a encore précisé le constitutionnaliste.
L’article que M. Sy juge de trop, c’est l’article 104.
Selon lui, l’objectif était seulement de tenir compte des propositions d’Abdoulaye Wade. «Juridiquement par l’esprit, il ne peut pas être candidat, et s’ils font du forcing au niveau du texte, il peut passer, parce que le texte ne l’interdit pas en soi. Mais, le Conseil constitutionnel doit une fois au moins jouer son rôle de gardien de la Constitution», a souhaité le constitutionnaliste.
Le Conseil constitutionnel ne pourra pas se déclarer incompétente cette fois-ci, a-t-il estimé, plaidant pour l’élargissement de ses domaines de compétence par sa transformation en Cour constitutionnel.

C’était dans le Populaire
21/08/2010

p.s: Wade a été élu jusque là par deux constitutions… On ne peut pas donc parler de réélection d’où notre choix d’écrire re/election.

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