Libye & souveraineté africaine – Quand la White House répond !

Nous avions écrit à monsieur Juppé qui nous a e-magistralement ignoré – ce qui avait motivé un commentaire que nous avions publié sans relecture (comme d’habitude) ci-dessous alors que nous étions « On the Road ».

Dans le même élan, nous avions écrit à monsieur Obama pour lui parler de ce que nous pensions des institutions libyennes et pourquoi à notre avis le ‘guide libyen’ était plus un « sultan » qui avait besoin de fanfaronner aujourd’hui  » droit d’ingérence humanitaro-onusien oblige », là où jadis il était nécessaire de mâter toute forme de rébellion dans un territoire où toute tribu avait sa propre vision des affaires de la cité.
C’est dire qu’en Libye, la notion de démocratie est un concept étranger qu’on ne saurait imposer subitement par les armes de surcroît…

Or, la volonté affichée de le chasser du pouvoir en prenant comme alibi son « discours tyrannique » et non ses actes, aurait comme conséquences l’entrave des bases d’une telle institution qui a fait la Libye depuis que Kadhafi est à sa tête avec une gestion tribalo-décentralisée où la notion de « Guide » a tout un sens que ceux qui veulent son départ occultent.

En outre, nous n’avions pas hésité à parler de la Côte – d’Ivoire et mieux encore, de la Casamance.
En effet, étant donné qu’Abdoulaye Wade, le président du Sénégal, est pro-rebelle CNT Libyen, il devenait utile de trouver des exemples plus éloquents et historiquement valables de lutte politique et armée pour la souveraineté des peuples de la Casamance afin de dire non aux turpitudes diplomatiques du Sénégal.

Il vous suffirait de comprendre qu’en prenant une telle initiative, nous n’aurions pas hésité à demander monsieur Obama et son administration de se poser la question pourquoi par exemple le Président Yayah Jammeh de la Gambie – catalogué de « dictateur » par ceux qui nomment les tyrans – a initié le « Roots Festival » avec des cérémonies d’initiation aux traditions casamançaises à un moment où la communauté internationale avait boycotté son régime et que la Diaspora Africaine – Américaine ait jeté tout son dévolu pour la réussite d’un « Homecoming » en Gambie et surtout au cœur des traditions communes qui lient singulièrement la Gambie, la Casamance et la Guinée-Bissau ?

Ainsi, avec force détails historiques, nous avons essayé de démonter à monsieur Obama et à son administration que ce qui se passe en Casamance est quelque part plus noble comme lutte rebelle que ce que soutient monsieur Abdoulaye Wade en Libye. Et qu’il serait bien intéressant parallèlement à la situation en Libye, de saisir sa position par rapport à cette crise casamançaise dans laquelle nous avons grandi.

En d’autres termes, si Abdoulaye Wade à qui nous avions envoyé une lettre (de même que l’opposition sénégalaise via l’Assemblée Nationale) pour parler de la Casamance est prêt à soutenir la rébellion libyenne, pourquoi il ne trouve pas une solution définitive à la rébellion en Casamance menée par un mouvement politique né dans les années 1945 qui a de tout temps, si l’on en croit à feu Mamadou Dia, manifesté l’idée d’une autonomie de la Casamance ?

En tous les cas, dans « sa » réponse à lui Obama qui semble être une « lettre type »; la White House, semble éluder mes interrogations critiques sur sa politique africaine.
Mais disons que l’essentiel est ailleurs, c’est-à-dire l’attention portée à cette correspondance où il est question de rappeler les principes qui fondent les actions des États-Unis sur le plan international.

Mais ne soyons pas naïfs, il est aussi question de réseaux et d’intérêts bâtis dans la conviction d’aller vers un objectif précis.
D’ailleurs, nous ne voyons pas en quoi les Casamançais ne pourraient pas profiter du fait que la Casamance soit solvable sur le plan des ressources premières pour réclamer plus de droits et de considérations pour ses peuples en exigeant la création d’une « confédération des États du Cap-Vert » qui ferait de la Casamance un État !
Il y a assez de matière grise pour réfléchir sur la question au lieu de militariser la région comme l’initia le colon à partir de 1891. Encore que de nos jours, la supériorité technique militaire est accessible à tous, il suffit juste d’y mettre les moyens ! Est-ce vraiment utile ?
.

Bref, je voulais partager ce texte… et surtout, il me semble que c’est une forme d’encouragement pour ceux qui prennent la peine d’exprimer leurs idées par des voies/voix aussi symbolique comme l’écrit…
Prenons le courage et la peine d’écrire à nos leaders pour leur manifester notre désaccord…
Ensuite, s’ils veulent, ils peuvent nous répondre comme le président Obama ou pas comme monsieur Juppé, mon politique préféré par hasard !

The White House, Washington

August 30, 2011

Dear Friend:

Thank you for sharing your thoughts with me.  Many Americans have written to me about human rights around the world, and I appreciate your perspective.

 

The United States was founded on the principles of freedom and equality, and our history is marked with triumphs and struggles in fulfilling these timeless ideals.  Our task is never finished, and protecting these core values is a shared obligation and a priority for my Administration.  No nation should be silent in the fight against human rights violations.  When innocents in places like Sudan, Kyrgyzstan, and the Democratic Republic of Congo are raped or murdered, it is a stain on our collective conscience.  I am committed to reinvigorating America’s leadership on a range of international human rights issues.

 

As the struggle for human rights continues around the world, we have witnessed an extraordinary change in the Middle East and North Africa.  Country by country, people have risen up across this region to demand their basic human rights; too often, these calls for change have been answered by violence.  The United States opposes the use of violence and repression against these men and women.  Rather, we support a set of universal rights, including free speech, the freedom of peaceful assembly, freedom of religion, equality for men and women under the rule of law, and the right of people to choose their own leaders.  We also support political and economic reform in the Middle East and North Africa that can meet the legitimate aspirations of ordinary people throughout the region.  While change may not come easily, America will stand squarely on the side of those who are reaching for their rights, knowing their success will bring about a world that is more peaceful, more stable, and more just.

 

As you may know, the United States has joined the United Nations Human Rights Council (HRC) and is working to make this body as effective as possible.  My Administration will also advocate for human rights in other international settings.  In our relations with other countries, the issue of human rights will continue to be raised as clearly, persistently, and effectively as possible.  Among other things, we will continue to promote accountability for mass atrocities, respect for the rights of minorities and women, freedom of association and speech, and the freedom for people to live as they choose and love whom they chose.

 

Our commitment to human rights is an essential element of American foreign policy and one of our best national security assets.  Through it, we will help to shut down torture chambers, replace tyranny with good governance, and enlist free nations in the common cause of liberty.  To learn more about my Administration’s human rights agenda, please visit www.HumanRights.gov or www.WhiteHouse.gov/CPo.  Thank you, again, for writing.

Sincerely,

Barack Obama

Visit WhiteHouse.gov

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