Et la presse africaine « devin-t » tous azimuts source fiable sur la Libye

Ne faut-il pas dire, Comment la presse française nous parle désormais de la Libye à travers la presse africaine ? Le titre que nous allons vous soumettre est assez racoleur. Ainsi selon ‘Dame RFI, les Unes des journaux africains s’intéressent au (: « A la Une : est-ce le) début de la fin pour Kadhafi ? »

C’est assez banal comme tactique ce que fait RFI, de faire dire aux Africains ce qu’ils glanent sur le net et dans la presse française comme information internationale. On sait bien par exemple que les journaux africains puisent dans un tel cas de figure chez AFP et autres agences même quand il s’agit d’un pays voisin.

A défaut, la débrouillardise est de mise; comme ce journaliste d’un pays de l’Afrique australe qui avait couvert « embedded » le second conflit irakien avec l’agression de Bush, en s’enfermant dans son armoire – « closetted » serait peut-être mieux ici – et imitant les frappes chirurgicales de l’armée américaine.

C’est certainement très utile que RFI fasse dire aux journaleux africains ce que l’impérialisme veut faire croire au monde entier !!!

Bonne lecture…

Par Frédéric Couteau
Pour le quotidien Liberté en Algérie, c’est oui… « La poursuite des négociations à Djerba entre représentants des rebelles et de Kadhafi, malgré la confusion qui les entourent, ainsi que les prises de villes proches de la capitale Tripoli, notamment Zaouïa, par les insurgés, laissent supposer une fin proche du régime en place », affirme le quotidien algérien.

Même sentiment pour le site d’information Guinée Conakry Infos : « les rebelles ont pris une sérieuse option dans leur conquête de la capitale libyenne, bastion du régime de Mouammar Kadhafi. On sait qu’il faut prendre avec suffisamment de prudence et de précautions les annonces que font les troupes des insurgés, mais en face, relève le site guinéen, le silence du camp du Guide libyen, ainsi que l’évocation plus ou moins ouverte de son départ, sont des signes qui permettent de se faire une idée proche de la réalité sur le terrain… »

En effet, pointe le Pays au Burkina, « les insurgés libyens du Conseil national de transition semblent vraiment déterminés à célébrer la fin du jeûne de ramadan à Tripoli. Ils y croient fermement après s’être ouvert, sur le plan militaire, la route de la capitale. A moins d’une résistance farouche de Kadhafi qui tient tête à ces insurgés et à l’OTAN depuis 6 mois, il n’y a pas de raison que Tripoli ne tombe pas comme un fruit mûr. »

Négociations dans l’ombre

Voilà pour le volet militaire. Et en coulisses, la diplomatie s’active… « Au même moment, relève le Pays, il est question de négociations sur l’île tunisienne de Djerba, entre les insurgés et Kadhafi. Mais aussi extraordinaire que cela puisse paraître, s’exclame le quotidien burkinabè, les insurgés nient l’existence d’un dialogue. » De même que l’ONU… « Pourtant, remarque le Pays, il y a des signes qui ne trompent pas sur l’existence de pourparlers inter-libyens sur cette île qui tient à garder ses mystères. Le premier de ces signes est la présence à Djerba depuis quelques jours du ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeidi, et d’autres ministres proches de Kadhafi. (…) Autre présence significative et qui ne trompe pas : celle d’un émissaire du président vénézuélien Hugo Chavez, un grand ami de Kadhafi. On n’oubliera pas bien sûr le représentant de l’ONU. Quelque chose de capital se passe donc à Djerba, estime le quotidien ouagalais. Certes, l’île est réputée pour son tourisme mais on ne s’imagine pas un seul instant que toutes ces personnes s’y soient retrouvées en villégiature comme par enchantement. »

Analyse similaire pour El Watan en Algérie : « rien d’officiel pour confirmer quoi que ce soit, mais l’activité enregistrée sur place à Djerba, entre l’aéroport de la ville (où était relevée la présence de jets officiels) et le lieu des négociations (placé sous haute surveillance) laisse penser qu’il ne s’agit pas de simples touristes comme la ville a l’habitude d’en accueillir. Pourquoi un tel black-out ? », s’interroge le quotidien algérien. « La guerre va-t-elle se poursuivre ? », se demande encore El Watan. « En lançant récemment un missile Scud sur des positions rebelles, le régime libyen tend à accréditer cette thèse et surtout qu’il en a les moyens, malgré les bombardements de l’OTAN. Mais pour la rébellion, la victoire est imminente, relève le journal. En même temps que la fin du mois de ramadan. Une date est donc fixée. » Les quinze prochains jours devraient être décisifs…

Biya : le retour…

Au Cameroun, le président fait sa réapparition… « Paul Biya regagne Yaoundé, s’exclame Mutations. Après vingt-neuf jours passés à l’étranger, (vraisemblablement pour des vacances en Suisse) et à deux mois de l’élection présidentielle, le retour du chef de l’Etat donnera un coup d’accélérateur au calendrier politique », affirme le quotidien camerounais. « La date du congrès de son parti, le RDPC, sera certainement connue dans les prochains jours, tout comme l’on doit s’attendre à la convocation du corps électoral au plus tard le 4 septembre prochain, délai constitutionnel. »

« Le chef de l’Etat regagne le pays dans un contexte politique particulier, relève également Cameroon Tribune. L’attente du congrès du RDPC, annoncé avant son départ ; la dernière ligne droite pour les inscriptions sur les listes électorales ; le début des opérations pour les Camerounais vivant à l’étranger… Toutes choses qui dirigent inexorablement les regards vers le calendrier. » Un calendrier toujours aussi flou. En effet, on sait juste que la présidentielle devrait se tenir en octobre, sans précision encore sur la date. Par ailleurs, Paul Biya n’a pas fait officiellement acte de candidature mais de nombreux observateurs lui prêtent l’intention de se représenter. Enfin, John Fru Ndi, le leader de l’opposition devrait également être candidat.

tags : Cameroun – Libye – Mouammar Kadhafi – Paul Biya – Revue de presse – Tunisie

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