Wade alias ‘Ndiombor’ livre un autre captif africain aux « négriers modernes »

 

« Mercenaire africain en cravate », Wade est pire que son ancêtre qu’il qualifiait de vendeur d’esclaves aux Européens.

Après avoir vendu Gbagbo aux rebelles ivoiriens soutenus par la fameuse communauté internationale;

Après avoir sacrifié Kadhafi sur l’autel de la rébellion de Benghazi, elle aussi soutenue par la communauté internationale;

Voici qu’il s’apprête à commettre une forfaiture supplémentaire contre Hissène Habré en le remettant aux mains de son tombeur et ancien allié rebelle Idriss Déby, un autre « mercenaire noir » qui participa activement aux côtés de notre « bienveillante » communauté internationale à valider les différents « Crimes contre la souveraineté africaine » ci-dessus évoqués en partie.

En Afrique où on a fini de fabriquer des « béni oui oui » qui boivent le bla bla bla médiatique – cette potion malicieuse du consentement – il est certain qu’on croit déjà que Wade devrait remettre Hissène Habré à la justice dite internationale. Mais peut-on accuser Hissène Habré de crimes sans accuser son ancien chef des armées, monsieur Idriss Déby ?

Mes frères Africains, soyons francs, on ne peut pas faire le bilan macabre d’Hissène Habré sans celui d’Idriss Déby, parce qu’ils sont les mêmes acteurs dans la vie politico-militaire tchadienne. Pire, Idriss Déby est la continuité du régime d’HIssène Habré, car il est arrivé au pouvoir en 1990 après avoir été dans la rébellion Tchadienne aux côtés d’Hissène Habré tombeur du président Goukouni Weddeye en 1982.

Une fois nos deux rebelles au pouvoir en 1982, Idriss Déby était devenu le Chef d’état major de l’armée tchadienne et Hissène Habré le Président. Il part en France en 1985 pour semblerait-il, obtenir une formation militaire supplémentaire; il revient au Tchad en qualité de conseiller militaire du président Habre.

Et laissons-nous tenter par l’hypothèse pertinente qu’Idriss Déby Itno n’était plus Tchadien après sa formation militaire française. Mais un officier de l’armée française, un bras armé de la France, comme tous les conseillers Français que l’on retrouve aujourd’hui autour des « mercenaires africains ». Et extraordinairement, c’est son frère Hassan Djamous (cousin si vous préférez) qui le remplace en sa qualité de commandant en chef des armées tchadiennes et son demi-frère Ibrahim Itno est nommé ministre de l’Intérieur.

Jusqu’en 1989, la famille Déby était en charge des armées tchadiennes, de la Sécurité du Pays et du Président de la République Hissène Habré. Et quand la confiance entre les deux hommes n’était plus au beau fixe comme avant, après une accusation de tentative de Coup d’État où le Chef des armées, le frère d’Idriss Déby, Djamous trouva la mort; Idriss Itno Déby trouva refuge chez Kadhafi où il allait former un Mouvement patriotique du Salut pour venir chasser Hissène Habré. Les collusions diplomatiques France – Libye – Tchad… naïfs nous le sommes certainement !

Si entre 1982 et 1989, Hissène Habré était Président de la République Tchadienne et Idriss Déby et sa famille chef des armées, on voudrait savoir comment se fait-il que Hissène Habré soit considéré comme un tyran sans que son armée et le clan Déby (conseiller militaire, ministre de l’intérieur, chef des armées) ne le soient ?

Pour la simple comparaison en rapport avec l’actualité en Afrique; c’est sous le Président François Mitterrand que Hissène Habré avait soulevé la question de renégociation des accords de coopération entre la France et le Tchad avec le projet de fermeture des bases militaires sur le sol tchadien (il était sérieux, pas à l’image de Wade et son prétendu discours à la nation sénégalaise en 2010 quand il parlait d’indépendance et de fermeture des bases françaises). C’est dans ce contexte qu’Hissène Habré allait sceller son avenir de président putschiste qu’il allait abandonner à son collaborateur Déby Itno alors qu’il emportait avec lui la récompense de « dictateur africain ».

Il est assez facile de voir que la conquête du pouvoir par Idriss Déby contre Hissène Habré est comparable à celle du duo Alassane Ouattara (Soro Guillaume) contre Laurent Gbagbo. C’est en effet avec l’aide de la France qui avait toujours son dispositif militaire au Tchad, que Idriss Déby allait conquérir la capitale N’Djaména sans résistance. En Côte d’Ivoire, nous avons vu un ambassadeur de France très intéressé par la chute de Gbagbo. N’allez pas nous parler de « démocratie ivoirienne ». Bref, le reste, comment Gbagbo a été mis en captivité passe sans commentaire.

Contrairement au président ivoirien qui a refusé d’abandonner son peuple au risque de donner à la fameuse communauté internationale l’opportunité de dire qu’il avait des choses à cacher; Hissène Habré lui s’est enfui – on lui avait donné des garantie pour se rendre au Sénégal sous Abdou Diouf cet ancien administrateur colonial. Mais aujourd’hui, on l’accuse d’avoir tué des milliers de Tchadiens entre 1982 et 1990.

C’était le même piège qu’on préparait à Gbagbo. On fabrique des mensonges contre vous, on vous laisse vider les deniers publics de votre pays que vous irez déposer à la « Banque Couillonnade des États de l’Afrique Occidentale » – ou dans n’importe quelle banque, étant donné qu’elle n’apporte rien aux Africains – une fois que votre compte est vide, la fameuse justice internationale vient vous récupérer car vous n’êtes plus solvable internationalement.

C’est donc une mascarade, la fameuse Justice internationale, qui ne dit rien aux grandes puissances. Et encore une fois, comment veut-on juger le Président Hissène Habré et épargner (le clan de) son chef d’Etat major des armées, conseiller militaire, ministre de l’intérieur, devenu le Président Idriss Déby détenteur du vrai pouvoir des forces du « désordre » au Tchad ? Qui ose nous dire que depuis 1990, quand Idriss Déby a pris le pouvoir et 21 ans déjà, la terreur a cessé au Tchad ?

Un détail amusant par ailleurs, on notera que Wade avait échoué sa tentative de modification de la constitution pour se présenter à nouveau aux élections, là où Déby avait réussi pour se faire réélire ensuite à plus de 80 %. Voilà à quoi ressemblent les « mercenaires africains en cravate », ces hommes au service d’une communauté internationale qui ne cesse de prétendre nous apporter le « bonheur dans l’esclavage ».

C’est comme jadis, quand on avait la prétention de nous faire croire que le « Nègre » serait bien dans la servitude en échange d’une conversion au christianisme; aujourd’hui encore notre asservissement est échangé contre une justice occidentale, le droit d’ingérence occidental, prétendument considérés internationales mais contre notre souveraineté…

Les Africains et les Sénégalais plus particulièrement, ne se laisseront pas divertir une énième fois.
Et que monsieur Abdoulaye Wade « Ndiombor » retienne une chose, Dakar a été parfois aussi un symbole du refus et de refuge contre l’esclavage et le système colonial (Seydina Issa Laye); s’il veut une médaille de « prix Nobel de la paix » ce ne sera pas au dépens de notre dignité.
Qu’il sache que la terre africaine rejettera à la merci des charognards comme lui, sa carcasse mortelle même ensevelie sous son « Monument de la Renaissance Africaine » !

Pour les sources sur le net, il faut visiter des sites comme:
IRIN / BBC/ Survie (Association avec une bibliographie sur l’Afrique)/ Réseau Voltaire/ Grigri International

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