Les fuites d’informations sur le rôle de la France en Côte d’Ivoire

Documents téléchargeables….Maurice Tchasso de cameroon voice a pris la peine de traduire le descriptif des câbles classés top secrets des services de renseignements et de la diplomatie française sur la Côte d’Ivoire publiés par, Inner City Press (comme vous pouvez le constater en cliquant sur ce lien.)

Dans le premier document, le général de division Elrick IRASTORZA de la Force Licorne écrit au Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en charge de l’ONUCI pour attirer son attention sur le suivi des armes et munitions de l’armée régulière ivoirienne, en laissant transparaitre que cette armée détient des munitions à forte capacité destructrices du fait d’un manque de contrôle à l’aéroport d’Abidjan.

Or, il s’avère aujourd’hui que la régime français aujourd’hui à la tête du pays, a aussi violé l’embargo sur les armes. Elle était et reste le principal fournisseur d’armes aux forces rebelles d’Alassane Ouattara et de son premier ministre (ex premier ministre de Gbagbo) et ministre des forces armées rebelles de Côte d’Ivoire.

Le second document démontre la grande maîtrise des services de renseignement français sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire. La rébellion dirigée par Guillaume SORO, son organisation, ses ressources financières ainsi que ses crimes ne sont pas inconnus de la diplomatie française.

Dans le troisième document, la France sans doute déçue par l’échec d’une visite de trois chefs d’État africains en Côte d’Ivoire, à savoir Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud et Tandja du Niger surfe dès lors sur la possibilité d’une intervention de la communauté internationale pour « imposer une solution ». Car selon elle, le temps joue en faveur du président GBAGBO. Rappelons que ceci se passe en 2006.

Dans le quatrième document, la France relève pour le déplorer, la neutralité de l’Afrique du Sud conduite par le Président THABO MBEKI.

Dans le cinquième document, la France analyse la situation politique au Libéria pays voisin de la Cote d’Ivoire. Elle remarque malgré la victoire de, Ellen Johnson Sirleaf, sa difficulté à pouvoir réaliser ses promesses électorales, également et comment cette dernière a préféré s’attacher les services secrets américains pour sa sécurité.

Le sixième document est le constat fait par la France sur le silence observé par le gouvernement malien et sa presse vis-à-vis de la crise Ivoirienne. La France trouve que cette décision a le mérite de ne pas échauffer les esprits dans un pays ou la stabilité politique est remarquable et nécessaire pour lui permettre de faire face aux défis de la pauvreté

Le septième document est un récapitulatif du projet de sanction et la réaction des personnalités visées (Charles Blé Goudé et Eugène Kouadio)

En parcourant ces documents, l’on se rend compte que ce qui arrive en Côte d’Ivoire aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus minutieusement préparé par la France.

Pour arriver à ses desseins, elle a toujours su anticiper sur les décisions et influencer toutes les personnes, les Etats ou les organisations ayant un rôle à jouer dans la crise qu’elle a elle-même créée en Côte d’Ivoire.

Sources: Inner City Press / cameroon voice

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