Les masses africaines dans leur pauvreté savent que Ouattara est un rebelle aidé par l’occident !

Côte d’Ivoire : Un « chef rebelle » presque à la présidence
Analyse — Ado (Alassane Dramane Ouattara) était au cœur de la « crise de l’ivoirité » qui a déclenché les soubresauts politiques macabres en Côte d’Ivoire depuis Noël 1999.

Il l’a promis, il est train de conquérir le pouvoir. En s’affichant ouvertement depuis le 28 novembre 2010 comme le parrain de la rébellion de 2002 et en conquérant le pouvoir avec son soutien, quelles perspectives de réunification son accession à la présidence offrira-t-elle aux Ivoiriens ?

Ado devrait prendre fonction en tant que « chef de l’Etat » de la terre de l’Ivoire, après plusieurs décennies de luttes politiques. Des batailles politiques qui ont pris à un moment donné des couleurs de véritables luttes armées ; comme à partir de septembre 2002, contre le pouvoir « élu en 2000 » du président L. Gbagbo.

Depuis le putsch avorté de 2002, l’entourage du président Gbagbo a toujours mis cette tentative sur le dos de l’ancien haut fonctionnaire du Fmi (Fonds monétaire international), Ado. Des accusations qu’on a toujours rejetées du revers de la main, dans le camp du Rdr (Rassemblement démocratique pour les républicains, parti d’Ado).

Mais voilà, depuis le début du différend post-électoral de novembre 2010, les faits et gestes des têtes d’affiche de la rébellion ont montré et démontré qu’elles avaient pour parrain M. Ouattara. Une complicité qui repose un problème d’éthique en politique et surtout du deux poids deux mesures de l’Occident vis-à-vis de la création de mouvements armés en Afrique.

Renouer le fil du dialogue entre Ivoiriens sous Ado

Aux relents guerriers que vont nourrir les partisans du président Gbagbo vis-à-vis de la coalition Rdr-Pdci-Fn qui va diriger ce pays, s’ajouteront des critiques à l’égard d’une élection d’Ado entachée de fraudes ; en dépit des assurances répétées de l’Onuci. Les Bv (Bureaux de vote) dans lesquels le candidat Gbagbo a récolté « zéro voix » durant les décomptes en sont la preuve.

Autre situation difficile dont va hériter Ado et qui risque de saper ses efforts de réconciliation entre Ivoiriens, c’est le sort qu’il va réserver aux rebelles coupables de « crimes contre l’humanité » comme de nombreux partisans de L. Gbagbo.

Un grand casse-tête chinois en somme contre lequel l’ancien argentier de l’Afrique de l’ouest devra lutter en se remettant dans la peau du Premier ministre qu’il a été sous le père de l’indépendance ivoirienne, H-Boigny. Par ailleurs, dans un contexte politique qui sera encore longtemps marqué par les neuf ans de conflit armé, une chasse ouverte aux sorcières, à coup sûr, ne permettra pas aux Ivoiriens de fumer le calumet de la paix. D’autant plus que « l’ivoirité » a réveillé de mauvais réflexes à l’égard de “l’étranger” incarné par la personnalité politique d’Ado.

D’énormes et probables difficultés politiques que le régime d’Ado pourrait faire oublier à ses gouvernés en obtenant, très tôt, de bons résultats sur le plan économique. Sur ce plan, l’habileté et le talent de l’ancien Premier ministre ivoirien sont avérés.

Pour avoir occupé des postes stratégiques en matière de gestion des finances à une échelle locale, sous-régionale et internationale. Des fonctions qui permettent de disposer d’un carnet d’adresses riche en contact des principaux argentiers de ce monde.

Sans oublier le côté anglo-saxon d’Ado qui devrait lui ouvrir les grandes portes du Commonwealth, et surtout de l’Uncle Sam. Pourvu que les Ivoiriens renaissent définitivement de leurs cendres sous « le régime Ado 1 ».

(AfriSCOOP

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