Mercenaires africains, un siège permanent à l’ONU n’est qu’une pacotille moderne !

Avez-vous l’impression comme moi qu’il y a une certaine actualisation de la problématique du « Mercenaire Africain  » aussi bien en Libye comme en Côte d’Ivoire?

Les Sénégalais s’indignent que les télévisions du Monde Arabe et Occidental alimentent volontairement la vindicte Arabo-libyenne contre des individus appelés « Mercenaires Africains ». Ils découvrent aussi dans la foulée que dans leur imaginaire collectif, les populations au nord du continent offrent la preuve indéniable qu’elles se considèrent plus comme des « Tribus Arabes » étrangères sur la terre africaine.

Mais, c’est là une question, c’est-à-dire celle relative à l’origine de ces populations « Arabes et blanches » ; que nous laissons allègrement aux dilettantes africanistes de la trempe des invités de « Ménard sans interdit ».

On sait du reste – et pour faire un peu l’histoire du « Mercenaire Africain » – que dès leur retour (si l’on tient compte de l’idée que l’Afrique est le berceau de l’humanité) sur ce continent, ils engagèrent des « Mercenaires Africains » qui furent leurs premiers aides dans le commerce transsaharien de l’or, de la gomme et du sel avec ses nombreuses taxes liées aux économies africaines anciennes …

Avec la propagation de l’Islam, les « Mercenaires Africains » devinrent par la suite de loyaux fidèles à l’image des habitants du Tékrur qui allaient participer à la fondation de l’empire des Almoravides dont les fondements idéologiques furent révélés et consolidés d’abord dans le Sénégal ancien (rappelons que la Mauritanie faisait partie du Sénégal, cette province marocaine jusqu’en 1960).

Ainsi le Maroc des Abid-Al-Bukari, le Maroc de la « Garde Noire », s’étendait jusqu’au-delà de la Sénégambie dont les populations payaient les taxes aux différents sultans qui se succédèrent dans ce Grand Maroc divisé en plusieurs provinces qui se situaient au sud.

D’ailleurs, à partir du 15e siècle jusqu’au 20e siècle, Sultans et Caïds menèrent une diplomatie farouche pour s’opposer à la pénétration des puissances occidentales au niveau du fleuve Sénégal et sur toute la Côte Atlantique. Ils s’opposèrent à la traite atlantique et sa pacotille, et plus tard contre la colonisation qui allait séparer le Sénégal et le Maroc avec l’invention de la Mauritanie moderne.

Et parmi les effets néfastes de la présence des Européens sur le continent avec la traite atlantique, on peut citer l’utilisation des « Mercenaires Africains» encore pour la chasse à l’homme transformé en simple marchandise dans les cales des bateaux négriers.

Ainsi par exemple, les collecteurs d’impôts qui étaient les Tiédos et autres Hassania du Sénégal ancien, marabouts guerriers, utilisèrent les sanctions liées au payement des taxes religieuses pour alimenter la traite atlantique. « Tiédo Kana Majo » dit la chanson que l’on connaît bien de la Gambie à la Guinée-Bissau!

Après la traite comme nous le disions, vint la colonisation, sous prétexte de libération des captifs qui pouvaient être laptots autrefois, le négrier devenu abolitionniste, transforma la preuve de son action humanitaire en « Tirailleurs Sénégalais » pour ses guerres de domination.

Des soldats « Nazis » Camerounais, à la figure naïve « Y a bon banania… ! » du soldat gaulliste, tous  comme toujours n’étaient que des reîtres dans des luttes qui leur sont étrangères.

Ainsi donc, « Abid-Al-Bukari, Tiédo, Garde Noire, Force Noire, Tirailleurs Sénégalais… » et j’en passe, ne sont là que les différentes appellations que portèrent les « Mercenaires Africains » au service de la barbarie et de l’impérialisme des tribus adventices occidentales comme orientales.

Or, tandis que les télévisions internationales nous assènent à longueur de journée que Kadhafi utilise des « Mercenaires Africains » comme si la Libye était une terre « arabo-blanche » sans « noirs ». Tandis qu’on amalgame les Libyens noirs aux immigrés sub-sahariens qui vivraient dans la misère et sous le racisme ordinaire le plus abject et qui seraient utiliser par le guide libyen pour lutter contre d’autres « Tribus Arabes » opposées à son régime; elles (télévisions) semblent ignorer qu’en Côte d’Ivoire, la France sous Sarkozy et l’ONU armèrent d’autres « Mercenaires Africains en cravates» pour décider sur le délogement Laurent Gbagbo tout en leur promettant une reluisante pacotille : Un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unis !

Mais oui, ils veulent tous une place dans cette institution anti-démocratique, ce machin comme disait De Gaulle. Ainsi, (La BCEAO), Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, Jonathan Goodluck… sont tous des instruments de l’impérialisme moderne, une élite à qui l’on a promise un siège aux Nations Unies pour un pays africain et prête à faire souffrir le peuple ivoirien et les africains en général pour une chose si insignifiante.

De même, ils sont encore utilisés pour aller défendre l’idée de l’existence d’un tyran en Libye en l’occurrence Muammar Kadhafi à qui l’on demande de partir pour laisser la place à des rebelles armés par qui à votre avis ?

p.s: Chers citoyens du monde, le 28 février prochain, la mission du Panel des cinq chefs d’Etats envoyés par l’UA devrait prendre fin. En attendant que les membres de ce Panel se rassemblent le 4 mars prochain, d’autres mercenaires agissent dans l’impunité totale avec la complicité de ceux qui croient qu’Alassane Ouattara est le président élu par la Côte d’Ivoire…

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2 commentaires pour Mercenaires africains, un siège permanent à l’ONU n’est qu’une pacotille moderne !

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