Ban Ki-Moon and the UNO from nowhere?

On ne peut rester indifférent devant la manière dont Ban Ki-moon est en train de gérer l’ONU. Les crises se multiplient et l’homme apparait comme un incapable. Il est dans le suivisme total, une certaine forme d’irresponsabilité face à des questions sensibles telles que les périodes d’élections dans des zones de conflits aussi bien en Afghanistan comme en Côte d’Ivoire. Ainsi d’un pays à l’autre, les positions de l’ONU changent selon les désirs des puissances occidentales qui tiennent à défendre dans ces pays leurs intérêts.

Et c’est exactement là que le bât blesse. On attend plus du sud-coréen qu’il soit moins ministre des affaires étrangères de son pays, mais un leader mondial. En d’autres termes, il n’a pas besoin dans la perspective d’obtenir un second mandat de coller trop près et sans cohérence des positions des grandes puissances impérialistes à l’image de la France qui a voulu que la communauté internationale soit à ses côtés en ce qui concerne l’Afrique de l’ouest et plus particulièrement la Côte d’Ivoire. En plus, ce qui se passe en Côte d’Ivoire est la suite sans précédent d’une nouvelle stratégie de l’ONU à faire de l’ingérence en imposant des présidents aux peuples toujours exploités.

Ce qui se passe en Côte d’Ivoire va ouvrir les yeux à une jeunesse africaine consciente. Il faut rappeler qu’au premier tour des élections du 31 octobre 2010 en Côte d’Ivoire, une certaine opposition avait demandé le recomptage des voix. Ainsi, Alassane Ouattara et son tombeur de naguère, l’ancien chef d’Etat poussé à l’exil Henri Konan Bédié avaient dénoncé des irrégularités dans les résultats des élections. C’est par la suite qu’aller renaître le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ceux là même qui ont été la cause de ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire et qui s’affuble désormais du titre de mouvement pour la paix et la démocratie, se sont donc réunis pour exiger « la reprise du comptage des bulletins de vote».

Le soupçon ainsi installé, faisait croire qu’Henri K. Bédié aurait perdu des « centaines de milliers de voix des candidats du RHDP au profit» du président sortant Laurent Gbagbo (38,3% des voix), qui doit affronter Alassane Ouattara (32,1%) au second tour prévu le 28 novembre (AFP). C’est d’une effarante platitude que l’on prétend que l’électorat ivoirien appartient aux houphouétistes et que Laurent Gbagbo n’aurait même pas pu arriver au second tour. Il fallait d’ailleurs s’arrêter un instant et imaginer que c’aurait été Alassane  Ouattara et Henri K. Bédié qui étaient arrivé au second tour, qu’est-ce que cela aurait donné comme issue postélectorale ?

Mais bien évidemment, ces bonnes intentions de façade pour deux ennemis jurés que sont Alassane Ouattara et Henri K. Bédié n’étaient que de la manipulation. Il s’agissait pour les redevenus « siamois houphouétistes » de faire croire donc que Laurent Gbagbo serait largement battu au second tour des élections. Henri K. ayant obtenu (25,2%) (AFP) il y aurait un report massif de voix pour Alassane Ouattara.

A cette première pseudo-crise qui nous a épargné d’une autre catastrophe si Bédié et Ouattara avaient dû s’affronter au lieu de s’unir facticement contre Gbagbo ; le Conseil de sécurité de l’ONU avait souligné de son côté qu’il existait des irrégularités qui ne pouvaient pas entacher l’issu des élections. Néanmoins, c’est sa position au second tour qui reste très critiquable.

En effet, alors que les deux camps ont mis en place des gouvernements parallèles – Laurent Gbagbo étant reconnu par la constitution ivoirienne alors que le luxueux opposant Alassane Ouattara est plébiscité par la communauté internationale – Laurent Gbagbo avait alors proposé un recomptage des bulletins. Mais paradoxalement, c’est Alassane Ouattara le pro-recomptage pour le simple plaisir de démontrer ce que vaut sans le valoir un certain Henri K. Bédié qui avec l’aide de ses parrains l’ONU et autres communautés internationales qui refusent une telle solution de sortie de crise. Les motifs allégués par certains pour défendre Ouattara sont bien vaniteuses d’autant plus qu’il avait la confiance sur la conservation des bulletins de vote du premier tour.

Quant à l’ONU et Ban Ki-Moon tout particulièrement, il s’est permis de dire que « Revenir sur les résultats de l’élection serait une grave injustice et établirait un précédent fâcheux » (AFP). Il préconise donc de maintenir ses propres conclusions et appelle alors à son président favori, celui qu’il a reconnu, à former un gouvernement d’Union nationale.

La question qu’on se pose désormais est de savoir à quel moment le recomptage des voix après que les résultats finaux aient été contestés peut-être considéré comme un acte de justice ?

Par rapport à la Côte d’Ivoire, qu’est-ce qui rend le recomptage juste comme ce fut le cas :

–              En Afghanistan après les élections du mois d’aout 2009 ?

–              Irak après les élections législatives du 7 mars 2010 ?

–              En Haïti après les présidentielles du 28 novembre 2010 ?

A l’évidence, ce que nous allons appeler le « syndrome de l’Afghanistan » de Ban Ki-Moon est en train de ternir l’image de l’ONU. C’est un Secrétaire Général incapable de jouer le rôle de capitaine et qui n’a pas de Cap dans sa navigation.

On se rappelle ainsi que suite au scrutin du 20 août 2010 en Afghanistan, les résultats préliminaires de la communauté internationale avaient donné M. Karzaï la position de vainqueur potentiel avec plus de 54% des votes déclarés valides, contre 27% à son principal rival Abdullah Abdullah, ancien ministre des Affaires étrangères (AFP).

C’est suite au renvoi du chef adjoint de la mission de l’ONU en Afghanistan, l’Américain Peter Galbraith, que le monde découvre alors l’existence d’un favoritisme international sous le couvert de l’ONU. L’émissaire américain, M. Galbraith, avait critiqué la Commission électorale indépendante (CEI), cette nouvelle trouvaille de l’ONU pour fabriquer des résultats et qui a été accusée de partialité par l’opposition en faveur du favori de la communauté internationale le président sortant. Et selon l’américain, le chef de la mission de l’ONU, Monsieur Kai Eide avait refusé de diffuser des informations portant sur des fraudes électorales «très vastes», même aux ambassadeurs étrangers en poste à Kaboul (AFP).

C’est le même scénario que nous avons en Côte d’Ivoire où on n’a pas besoin de reparler ici du parti pris de la fameuse CEI en faveur du candidat de la communauté internationale monsieur Alassane Ouattara. Et comme en Afghanistan, le représentant de Monsieur Ban Ki-Moon, le contradictoire Choi Yong-Jin qui prône la solution expéditive de privation au peuple ivoirien afin d’arriver à assouvir les ambitions d’Alassane Ouattara et de ses soutiens. Il nous apprenait qu’il avait subi une pression du camp Ouattara pour qu’il certifie les résultats de la CEI. Mais avant de finir sa conférence, il s’est renié en autant de fois que Judas face la pression des journalistes.

Mais une chose reste certaine, Alassane Ouattara n’est pas le choix du peuple ivoirien car il est incapable de mobiliser ses électeurs fictifs pour la révolution qu’il rêve tant d’obtenir. Alassane Ouattara vit dans le luxe hôtelier avec une certaine insolence et toute élite irresponsable, il tient à mettre à genoux la Côte d’Ivoire. Et c’est encore la communauté internationale, Ban Ki-Moon, dont le seul palmarès est celui d’avoir été le secrétaire général qui va détenir le record en termes de recomptages des voix après élections’ en premier. Quant aux va-t-en guerre ouest-africain (Nigéria, Sénégal, Burkina Faso et son pathétique Blaise Compaoré), il est évident que l’os tendu d’un poste permanent à l’ONU ne cesse de démontrer combien ces mercenaires africains sont prêts à sacrifier leurs sociétés pour jouer un rôle de marionnette qui n’a aucune espèce d’importance.

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